ACTE IV, Si;ÈNE IV
RACHEL
Je l'attends du moins sans pâlir.
BROGNI.
N'avez-vous donc plus d'espérance?
11 m'en reste une encor... le sauver et mourir!
ENSEMBLE
BROGNI, la regardant avec émotion et pitié.
Quelle est donc cette voix secrète, Qui du fond de mon cœur s'élève et la défend? Ah! je pleure siu elle, et mon âme inquiète Frémit du destin qui l'attend.
RACHEL, regardant Brogni avec surprise.
Qu'il est ému!... Sur moi d'où vient qu'il jette Un long regard si triste et si touchant?
On dirait qu'une voix secrète
Poiu* moi Im parle et me défend.
BROGNI, à Rachel, que les gardes emmènent dans la chambre du concile.
Allez, Rachel, allez, je veillerai sxu- vous.
(La suivant toujours des yeux.)
Mourir si jeune!... Un seul espoir me reste!... Éléa£ar encor peut détourner les coups De l'humaine justice et du courroux céleste. 11 vient.
( Aux soldats qui escortent Éléazar. )
Allez, et laissez-nous.