‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 204 sur 349 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

BROGNI, ÉLÉAZAR.

BROGM.

Ta tille en ce moment est devant !e concile. Qui va prononcer son arrêt.

Toi, son complice, en vain mon cœur voudrait Tenter pour te sauver un effort inutile ; Ton sort est dans tes mahis... aux flammes du bûcher, En abjurant ta foi, toi seul peux t'arracher!

DUO, ÉLî-.AZAR.

L'ai-j«i bien entendu?...

206 LA JurvE.

Que me proposes-tu?

Renier la foi de mes pères!

Vers des idoles étrangères Couiber mon front et l'avilir!

Non, non, jamais!... plutôt mourir!

ENSEMBLE

KLÉAZAR.

Qu'en vos mains le fer brille, Que la flamme pétille , C'est combler tous mes vœux !

Que mon destin s'achève, Le bûcher qui s'élève Nous rapproche des cieui!

BROGNI.

Que son œil se dessille, Que la vérité brille A ses regards heure^ix !

Dieu ! dissipez son rêve !

Qu'il triomphe et s'élève Près de vous jusqu'aux cieuxl

BROGNI.

Mais le Dieu qui t'appelle est un Dieu redoutable!

ÉLÉAZAR

Non, le Dieu de Jacob est le Dieu véritable!

BROGNI.

Et pourtant dans l'opprobre il laisse ses enfants !

ÉLÉAZAR

Si de leurs fronts vainqueurs les palmes sont tombées. Dieu qui dans les combats guidait les Machabées, Rendi'a bientôt ses fils libres et triomphants !

ENSEMBLE

ÉLÉAZAR

Qu'en vos mains le fer brille.

Que la flamme pétille.

C'est combler tous mes vœux!

Que mon destin s'achève.

Le bûcher qui s'élève Nous rapproche des cieux!

BROGNI.

Que sou œil se dessille.

Que la vérité brille

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