ACTE V, SCÈNE IT
Venez !
ÉLÉAZAR, montrant firogui et les cardiuuui.
Leur Dieu t'appelle !
BACHEL, montrant le bûcher.
Et le nôtre m'attend !
ËLÉAZAR, avec enthousiasme.
C'est le ciel qni t'inspire, Je te rends au trépas !
Viens! courons au martyre!
Dieu nous ouvre ses bras !
(La marche du cortège reprend. Brogui et les membres du concile sont à la
droite du théâtre; Rachel passe devant eux, et marche au supplice. Pendant
qu'on lai voit monter l'escalier qui conduit à la cuve d'airain, Éléazar passe
à son tour près de Brogni qui l'arrête par le bras et lui dit à demi voix.)
BROGNI,
Prêt à mourii-, réponds à ma voix qui t'implore : Cette enfant que ce juif aux flammes an-acha?
ÉLÉAZAR, froidement.
Eh bien!
BROGNI.
Réponds ; ma fille existe-elle encore?
ÉLÉAZAB, regardant Rachel qui vient de monter sur la plate-forme aa-dessus de la cuve.
Oui!
BROGNI, avec joie.
Dieux!... achève! où donc est-elle?
ÉLÉ/VZAR, lui montrant Rachel que l'on précipite en ce moment dans la cuve bouillante.
La voilà !
(Brogni pousse un cri et tombe à genoux en cachant sa tête dans ses mains. Éléazar jette sur lui un regard de triomphe, puis marche d'un pas ferme au supplice.)
CHCGtJR.
Plaisir, ivresse et joie !
Contre eux que l'on déploie Et le fer et le feu !
Glou'c! gloire! gloire à Dieu.
En ce moment Eléazar monte l'escalier qui conduit à la cuve d'airain, et la toitc tombe.)