ACTE ï, SCÈNE VII
Pour l'un de vous.
Sans qu'on ia nomme, Honneur ici Au gentilhomme Qu'elle a choisi !
L'on peut m'en croire, Oui, nul seignem' N'eut tant de gloire Ni de bonheur !
DE NEVERS, nonchalamirtent.
Trop de mérite aussi quelquefois importune ; Mais puisque enfin, mes chers amis, On ne peut se soustraire aux coups de la fortune,
(a Urbain, tendant la main.)
Donne donc !
CRBAIM.
Seriez-vous sir Raoul de Nangis?
DE NEVERS
Que dis-tu ?
URBAIN
C'est à lui que ce billet s'adresse.
TOUS
Ah! gi'and Dieu!
MARCEL, avec fierté.
C'est mon maître ; il est là, le voici'
RAOUL
Qui? moi? c'est une erreur : je ne connais ici Personne dont le cœm" à mon sort s'intéresse.
URBAIN, souriant.
C'est pom" vous cependant.
RAOUL, lisant après avoir rompu le cachet.
« Vers le milieu du jour, « On viendra vous chercher en ce riant séjour; « Alors les yeux voilés, discret et sans rien dire,
« Obéissez et laissez-vous conduire.
« Raoul, l'oserez-vous ? » Allons, à mes dépens
Je vois que l'on veut rite.
11 en p3ut coûter cher... et bien ! soit. , j'y consens.
(a Nevers, lui donnant le billet.)
Lisez vous-même.
(Us Se rassemblent tous en groupe.)
DF, NEVERS, jetant les yeux sur la lettre et la passant à Tavanccs.
Ah ! gi'ands dieux !
^ TAVANNES, de même, la passant à de Retz.
0 surprise!
DE RETZ, de même, la passant à Cessé.
Son cachet!
COSSÉ, de même, la passant à Thoré.
Sa devise !
THORÉ, de même, la passant à Méru.
Est-il vrai?