‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 234 sur 349 · ACTE Tî, SCKNR I · texte numérisé non relu

ACTE Tî, SCKNR I

S».)yez bannie De notre cour î Sous notre ertipife, On ne respire Que pour soui'ii'e • Au dieu d'Amour.

A ce mot seul s'anime et renaît la nature. Les oiseaux l'ont redit sous l'épaisse verdui-e ; Le ruisseau le répète avec un doux mm-mure ; Les ondes, la terre et les cieux Redisent nos chants amoureux.

URBAIN, à part, la regardant et soupirant.

Que notre reine est belle, hélas! et quel dommage!

MARGUERITE

Eh! de quoi te plains-tu?

URBAIN

De n être rien — qu'un page i Page discret, et fidèle^ et soumis !

MARGUERITE, souriant et montrant ses demoiselles d'honneDrt

De ces dames pourtant ce n'est pas là l'avis !

URBAIN, vivement.

Ah! Madame!

MARGUERITE, B'asseyant nonchalamment.

Tais-toi ! — La joiu-née est brûlante , Et du soleil d'août la chaleur accablante !

(a ses femmes.)

Sous ce riant feuillage, et dans le sein des eaux Dont le Cher embellit les bords de Chenonceaux, Nous irons, quand du jour s'amortira l'ardeur^ D'un bain délicieux savourer la fraîcheur. Allez, disposez tout.

(Les femmes sortent toutes par la gauche , et au haut du grand escalier, ù

droite, on voit paraître Valenline.)

MARGUERITE, à Urbain.

Qui vient là, je vous prie?

URBAIN

De vos demoiselles d'honneur La plus jeune et la plus johe,

MARGUERM'E.

C'est Valentine!

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