‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 235 sur 349 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Li:s PRKCÉDENTS, VALENTINE.

MARGUERITE

Approche sans frayeur.

URBAIN

A la cour arrivée à peine, Déjà de notre souveraine Elle est la favorite!

MARGUERITE

Oui, je l'ai vu gémir, Et les pleurs ont toujours le don de m'attendrir.

URBAIN, à part.

Ah!... je ne rirai plus.

MARGUERITE, à Valentine.

Ma fille, -allons, courage, Dis-moi le résultat de ton hardi voyage.

VALENTI>fE.

Le comte de Nevers sur l'honneur a promis De refuser ma main.

MARGUERITE

Alors tout est facile.

Et je te réponds, moi... sans être bien habile, Qu'un autre hymen bientôt...

VALENTI.NE, troublée.

0 ciel!

MARGUERITE, souriant.

Quoi! tu rougis?

( Valentine baisse les yeux.)

Ah! tu l'aimes donc bien!... et pourquoi t'en défendre?

Mérite-t-il du moins un intérêt si tendre? xMon beau page, toi qui l'as vu, Réponds pour elle, qu'en dis-tu?

URBAIN

Autant que chevalier de France 11 a Tair noble et généreux.

MARGUERITE

L'un pour l'autre le ciel vous a faits tous les deux.

VALENTINE

Non, Madame, le ciel proscrit cette alliance : Nos cultes sont diflérents.

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