‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 246 sur 349 · ACTE II, SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE VIII

Dans mon cœur ôpordu s'est glace mon courage ; 11 faut perdre à la fois son amour et l'honnem-. Et pour moi désormais plus d'espoir, de bonheur!

RAOUL

Trahison! perfidie! à ce point l'on m'outrage! Je repousse à jamais un honteux mariage. Plus d'hymen, je l'ai dit, et, fidèle à l'honneur, Je me ris désormais de leur vaine ftu'eur.

MARGUERITE

0 transport! ô démence! et d'où vient cet outrage *> A briser de tels nœuds quel délire l'engage? Et d'un autre penchant le pouvoir séductem* Viendrait-il tout à coup s'emparer de son cœur^

MARCEL

Oui, mon cœur applaudit à son noble courage : Il repousse à jamais un fatal mariage.

A son culte fidèle, et fidèle à l'honneur. Je me ris maintenant de leur vaine fureur.

CHOEUR GÉNKRAL.

0 transport ! ô délire ! et d'où vient cet outragé ? Et pourquoi rompre ainsi le serment qui l'engage ? Cet affront veut du sang;

(Montrant Saint-Bris.)

Et sa juste ftu'eur Doit punir un perfide et venger son honneur.

MARGUERITE, à Raoul.

Un semblable refus.,.

N'est que trop légitime.

MARGUERrrE.

Dites-m'en la raison.

RAOUL

Je ne le puis sans crime.

VALENTINE

Qu'ai-je fait?

, RAOUL

Pai' égard je veux me taire oncor; Mais cet hymen...

MARGUERITE, avec colère.

Raoul !

248 LF.S nUfiUKNOTS.

RAOUL

Disposez de mon sort ; Mais je l'ai dit : jamais! jamais!... plutôt la mort!

ENSEMBLE

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