‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 265 sur 349 · ACTE m, SCÈNE VI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCÈNE VI

Avec des mécréants !

Cachez-vous, éhonte'es, Bijoux de huguenot ; Nos têtes sont raonte'es :

Gare à vous! plus un mot!

HOMMKS PROTESTANTS.

Nous voilà ! félons, arrière!

4 vos classes, écoliers!

Rengainez la rapière.

Soldats de bénitiers !

Au diable tout papiste I

Au diable tout bigot!

Mort, mort à qui résiste !

Dieu le veut, il le faut !

FEMMES PROTT^STANTES.

Croyez-vous que l'on nous berne !

Vite aiTière de céans !

Danser à la taverne

Avec des étudiants !

Taisez-vous, effrontées.

Mignonnes de cagot;

Nos tètes sont montées :

Gai-e à vous ! plus un mot !

[iiet deux troupes turieusM ont tiré leurs épées; elles s'ëlanceat l'une sur l'autre. Les femmes effrayées s'enfuient à droite et à gauohc, tombent à genoux et prient le ciel. — D'autres feir.P'es, plus intrépides, se jettent avec leurs enfants au milieu des lances et des épées, et cherchent à arrêter les combattants qui craignent de les fouler aux pieds. — Saint-Bris et Raoul ont croisé le fer, et Marcel, qui a saisi la hache que tenait un des garçons du cabaret, est venu se placer à côté do son maître et le couvre de son corps. — En ce moment paraissent à gauche des gardes et des pages aux livrées royales : plusieurs portent des flambeaux et éclairent la reine Marguerite, qut rentre à cheval dans soù palais. A l'aspect de la reine, les combattant» s'arrêtent par respect et reculent devant elle.)

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