SCÈNE V
Les précédents; MARGUERITE, k cheval et suivie de Eon cortège. MARGUERITE.
Quoi! même dans Paris, sous les yeux de mon frère. Des deux partis il faut redouter les excès ! Et je ne puis le soir rentrer dans mon palais
Sans trouver sous mes pas la discorde et la guerre .
SAINT-BRIS, à la reine, montrant Uaoul et les siens.
Qui doit-on accuser?... ceux dont la trahison Nous force à demander justice.
RAOUI,, à la reine, montrant Saint-Bris.
La faute en est à lui, qui sans droit, sans raison, Du plus lâche attentat s'est rendu le complice.
MARGUERITE
Que dois-je croire? ô ciel ! et d'un pareil soupçon Quelles preuves?...
MARCEL, s'avançant.
Je peux VOUS les faire connaître.
(Montrant Saint-Bris et les siens.)
3e sont eux qui voulaient assassiner mon maître.
SAINT-BRIS
Qui te l'a dit?
MARGUERITE
Et de qui le sais-tu?
D'une femme, d'un ange en ces lieux descendu
Poui" déjouer leur perfidie, Pom- défendre Raoul et veiller sm* sa vie !
SAINT-BRIS, montrant Marcel.
Ce vieillard a menti.
(D'un air railleur.)
OÙ donc est cette femme? en quels lieux?
MAUCiX, se retournant et apercevant Valenline sur les marches de la chapelle.
La voici!