SCÈNE V
Les mêmes, UN SERGENT D'ARMES et des soldats.
LE SEBCENT.
Par l'ordre de mon maître, et non loin de ces rives, Au château de Harlem je menais deux captives. Quand près de ta chaumière, et dans un bois épais Dont les sombres détours l'ont cachée à ma vue. L'une soudain a fuil... qu'est-elle devenue? Réponds!
JEAN
Je n'en sais rien!...
LE SERGENT, le regardant.
Si vraiment, tu le sais, Te taire est déjà trop d'audace ! . . . Tu me la livi'eras!
JEAN, ayec indignation.
Moi! moi! plutôt mourir!
LE SERGENT, avec dédain.
Que m'importent tes jours? que veiL\-tu que j'en fasse? Mais ta mère à l'instant à tes yeux va périr Si tune parles pas...
JEAN, étendant ses mains suppliantes.
Ma mère!... grâce!... grâce!...
LE SERGENT, souriant.
Ah! le moyen estbon!... vois! choisis?...
JEAN
Ah! tyran!!! '
(U reste quelques instants la tète cachée entre ses mains, et l'orchestre exprlmi Us combats qui se livrent en lui.)