‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 333 sur 349 · FIDE · texte numérisé non relu

FIDE

Prions même pour le méchanU

BERTHE

Je ne lui dois que la vengeance 1

FIDÉS

Me rendra-t-elle mon enfant?

BERTHE

C'est sauver l'Allemagne entière, Que du tyran la délivrer!

FIDÉS

Peut-être a-t-il aussi sa mère, Qui, comme moi, va le pleurer!

BERTHE

Non, non, j'en ai fait le serment!

Jean!... tu seras vengé!

FIDÉS

Comment?

BERTHE

Adieu donc!.

nDÉs.

Reste encorl

BERTHE

Dieu me guide!

A la mort!

BERTHE

J'y compte 1 Dieu me guidera!

Dieu m'inspirera !

Sa voix immortelle M'invite et m'appelle!

Ma seule espérance Est dans la vengeance !...

Jean! réveille-toi!

Viens!... marche avec moi!

(Bcrthe se précipite yen une des rues à gauche qui conduit au palais. FidètT

qui ne peut courir aussi Tite, la suit de loin en tendant las bras vers elle.)

' ( Le théâtre change et représente la cathédrale de Munster.)

(Une partie de cortège est censée déjà entrée ; l'autre moitié continue à défiler; au fond de l'église des trabans de la garde du Prophète forment la haie. Marche des grands électeurs portant l'un la couronne, l'autre le sceptre, l'autre la main de justice, celui-ci le sceau de l'État, et d'autres ornements impériaux. Jean parait après eux , la tète nua et habillé «u blanc. Il traverse la nef principale et se rend dans le chœur au maître autel qui est dan» la fond à droite et qu'on ne voit pas. Le peuple , qui est sur le devant du

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