‹ Théâtre de Eugene ScribeChapitre 46 sur 349 · SCÈNE Vif · texte numérisé non relu

SCÈNE Vif

Les pnÉCEDEKTs, ALPHONSE, suite.

FENELLA. Elle court à lui, et lui demninie f^u est Masaniello. ALPHONSE.

Votre (rore!.. ô douleur! ô regrets éternels ! 11 combattait encore... Hélas! à ces cruels 11 voulut épargner un crime, T. IV. > a

Prêta périr, Ehirc embrassait ses genoux... Il a sauvé ses jours, et le peuple en courroux...

BORELLA.

Il en était l'idole.

ALPHONSE

11 en est la victime.

(Feuella qui écoutait ce récit en tremblant, tombe à moitié éTanouie entre les / bras de Borella, qui la soutient.)

Et je n'ai pu le secoiuir!

Je l'ai vengé du moins : nos bataillons fidèles Ont au loin dispersé ces hordes de rebelles. Masaniello n'est plus... ils ne savent que fuir.

FENELLA. Elle sort peu à peu de son évanouissement. Elle aperçoit Alphonse auprès d'Elvire; elle se relève, jette sur Alphonse un dernier regard de regret et de tendresse; elle unit sa main à celle d'Elvire, et s'élance vers l'escalier qui est au fond du théâtre. Surpris de ce brusque départ, Alphonse et Elvire se retournent pour lui adresser un nouvel adieu. En ce moment le Vésuve commence à jeter des tourbillons de flamme et de fumée, et Fenella, par- Tenue au haut de la terrasse, contemple cet effrayant spectacle. Elle s'arrête, et détache son écharpc, la jette du côté d'Alphonse, lève les yeux au ciel et se précipite dans l'abîme.

(Alphonse et Elvire poussent un cri d'effroi. Mais, au même instant, le Vésuve mugit avec plus de fureur; du cratère du volcan la lave enflammée se précipite. Le peuple épouvanté se prosterne).

LE CHOEUR

Grâce pom' notre crime !

Grand Dieu ! protége-nous !

Et que cette vi£time Suffise à ton ctimioui !

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