SCÈNE VIII
OSCAR, LUCILE, CROUSTILLAC, MADAME j
CROUSTILLAC. '
MADAMECROUSTILLAC.
Ciel !... Oscar aux pieds d'une femme ! ;
CROUSTILLAC. j
Ce jeune homme est probablement un mormon qui fait ;
lies recrues. ■
OSCAR. '
Malédiction ! c'est la créole et son horrible frère !
LUCILE, d Oscar. ^ '
Ne craignez rien. Je réponds de tout, (a son père.) Mon
père, il est temps que cette plaisanterie se termine. Permettez que je vous présente mon cousin Oscar Jolibois, dont la mère avait demandé ma main, et qui vient ici pour obtenir votre consentement.
CROUSTILLAC
Entendons-nous bien, jeune homme. Vous m'avez conté tant de balivernes depuis ce matin, que j'ai le droit de vous demander si cette explication est la dernière et la bonne?
OSCAR
Un notaire, et je signe !
MADAME CROUSTILLAC
Alors, Oscar, embrassez-moi.
OSCAR
Gomment! elle ose encore,..
MADAME CROUSTILLAC
Comme gendre, vous en avez le droit, puisque vous épousez ma lille.
OSCAR
Comme gendre, soit, (n s'arrête et réfléchit.) Mais alors, madame, savez-vous que vous vous êtes indignement moquée de moi !
MADAME CROUSTILLAC
Un peu. Nous avons joué une petite comédie...
OSCAR 269
OSCAR
Dont j'ai été le dindon.
LUCILE
Voyons, étcs-vous fâché du dénoûment?
OSCAR
Fâché!... Je plane dans le troisième ciel.
MADAME CROUSTILLA C.
Et moi donc !
CROUSTILLAC
N'allons pas si vite. Nous ne prétendons pas prendre un gendre au trébuchet... Maintenant, mon cousin, que vous connaissez la maison, s'il vous plaît de revenir nous voir, nous vous recevrons avec plaisir... (Aupubik.) ainsi que tous ces messieurs, (a oscar.) Et si vous y tenez, nous pourrons causer de la question allemande?
0 SCAR.
Oh ! non. J'aime mieux la question matrimoniale.