‹ Théâtre de familleChapitre 15 sur 104 · LK B A KON · texte numérisé non relu

LK B A KON

Cependant, madame...

l.A UAKOAM:;.

-N'insistez pas, je vous en prie.

I, i: B A BON.

.Morbleu 1 j'ui pourtant bien le droit de savoir ce qui manqueà mon lils pour être à vos yeux un pendre acceptable?

Tenez, vous avez tort d'insister. Vous savez que chacun a ses idées ; et, dans notre famille, nous sommes un peu arriérés : nous avons des préjugés, et nous tenons essentiellement à certaines conditions que monsieur votre tils ne remplit pas suffisamment.

C'est de l'hébreu pour moi...

LA BARONNE

Vous y mettez, vraiment, de la mauvaise volonté. Puisqu'il faut être claire, je vous dirai que je tiens, avant

•■W TlIKATRi: DE FAMILLE

tout, il ce que ma fille acquière en se mariaul un nom et un titre qui n'aient rien de douteux, et...

LE BARON

Et...?

LA BAUO.V.NE.

Et il y a beaucoup de gens, il faut bien vous le dire, qui prétendent, bien à tort sans doute, que votre titre et votre nom ne sont pas des plus authentiques.

LE BARON

J'avoue, madame, que je ne m'attendais pas à cette objection de votre part.

LA BARONNE

Comment, de ma part! Je vous trouve plaisant. Oseriezvous insinuer que je n'appartiens pas à la noblesse? Mon titre est dans mon secrétaire, et tout le monde peut le voir.

LE lîARON.

Je le conyois : il a coûté assez d'argent à votre mari pour que vous le conserviez précieusement.

LA BARONNE

Le vôtre vous coûte moins. Un dit que votre imagination en a fait tous les Irais...

LES CK.NTILI.ATUKS 31

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