I.A BAIÎONNK
I)eaucûu|)de choses, en elTet, dont je ne suis que l'écho. Ou dit (juc voire père, un ancien facteur à la dalle, je crois, s'appelait tout simplement Colin, Colin votre grandpère; et que vous-même, vous avez été longtemps Colin, avant de devenir subitement d'Orgeville. On était fort en peine de savoir le motif de cette métamorphose, quand on a découvert que vous aviez été en nourrice à Orgeville. Dès lors on n'a plus rien à dire. Vous êtes d'Orgeville au même titre que certains moutons sont dits de pré-salé, du nom des champs qu'ils ont broutés.
LE BARON
La plaisanterie est fade...
C'est que je la redis mal, car elle eut grand succès, parmi vos bons amis, chez la comtesse de Bon bec. Ouant à votre titre de baron, je vous l'ai déjà dit, on voudrait bien le voir. On offre une récompense honnête à la personne qui pourra dire sous quelle dynastie il vous fut octroyé. Vous seriez bien aimable de me la faire gagner. Enfin, on affirme que vous voulez faire faire votre généalogie ; mais que vous n'avez pas enc(jre décidé si vous voulez de.scendrc des (lolin-Maillard ou des Colin-Tampon.
LE BARON
Madame!...
i. A lî A R O ^ .N E .
Voilà ce qu'on disait, et bien d'autres histoires; moi, je n'en croyais rien et j'en souffrais pour vous.