‹ Théâtre de familleChapitre 28 sur 104 · I.A BARONNE · texte numérisé non relu

I.A BARONNE

Dame de Kardec !

LE BARON

Marquis de Vaguebois !

LA BARONNE

Savez-vous, baron, que les Vaguebois remontent aux croisades ? C'est tout bonnement la première noblesse du royaume !... Je vais reconstruire le vieux donjon.

LE BARON

Moi, je donne à mes gens une livrée amarante.

6i THEATRE DE FAMILLE

LA BARONNE

Et nos bons voisins qui se moquaient de nous ! car ils s'en moquaient ; je le savais bien avant que vous me l'ayez dit. Cette comtesse de Bonbec! petite noblesse de Louis XV, ramassée dansles anticbambresdu régent ! Ah ! nous allons prendre notre revanche. Mais songeons d'abord à faire part à ma fille de l'honneur que lui fait le marquis de Vaguebois de solliciter sa main. Il fautavouer, baron, que votre fils est un cavalier séduisant. La pauvre fille en est férue, comme on dit dans le peuple; et elle se serait difficilement consolée de ne pas être sa femme.

LE BARON

Foi de gentilhomme ! jamais on n'aura vu une plus charmante marquise !

Le baron offre le bras A la baronne, ils se dirigent vers la porte. JULIETTE, s'ayançant sur le devant de la scène.

Ce Vilain était un vrai marquis ! Ah ! si je l'avais su plus tôt, c'est peut-être moi qui serais marquise aujourd'hui ! Après tout, ça finit mieux que je ne le pensais. Maintenant, il ne me manque plus que votre permission pour dire en terminant : Tout le monde est content.

FIN DES GENTILLATRES

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