PROLOGUE
Un petit salon, plusieurs portes.
RAYMOND, GASTON
Au li'ver du rideau, Rayniond pst ondormi dans un grand fauteuil pn's d'une table couverte do papiers; une bougie brùln sur la table.
GASTON, entrant.
Dis donc, Raymond, il est lemps que je connaisse tes intentions définitives. Les témoins vont venir, (ii s'approche de Raymond.) Tions, il doft ! Cs u'est pas étonnant, il s'est promené toute la nuit sur ma tête ! C'est presque toujours ainsi que se passe la nuit qui précède une rencontre ; et, sur le matin, la fatigue arrive et le sommeil avec elle. Il s'est endormi sans s'en apercevoir : sa bougie brûle encore. Qu'est-ce qu'il a écrit? (n m.)
« Ceci est mou testament » i'^ii voilà, une occupation
58 T HEATRE DE FAMILLE
récréative ! — Au fait, quand on se bat, on ne sait jamais ce qui peut arriver ; mais, bah ! si on pensait à
tout cela... — Comme il dort! (ll consulte sa montre.) —
Ma foi, il a encore une heure. Il est heureux. Laissonsle dormir. Je vais fumer un cigare au bord de la mer.
l.e Ihéùtre comme au prologue, la tal)le sans bougie ni papiers