SCÈNE II
Les Précédents, madame DARC Y, C ARLIT A.
UN DOMESTIQUE, annonçant.
Madame et mademoiselle Darcy.
RAY .MOND, à part.
Ciel ! Carlita :... sa vue me l'ait mal.
On dirait que je vous fais peur, messieurs. Ne vous scandalisez pas de ma visite. La charité justifie tout. Et si je devais être blâmée, ce serait à vous de prendre ma défense, car c'est vous qui avez eu la bonne idée que nous exécutons. Je fais, avec ma mère, une quête pour la famille des pauvres marins que la dernière tempête a engloutis. Je frappe à toutes les portes, et j'espère que vous ne me refuserez pas votre offrande. (EUe présente
sa bourse à Gaston et à Raymond, qui lui donnent de l'argent.)
Votre générosité dépasse mon espérance. Permettez-moi de vous remercier pour les infortunés que vous secourez, et un peu aussi pour la quêteuse, (a Raymond.) Ne manquez pas de venir nous voir avant dîner... Tiens, vous avez là de jolis pistolets.
RAYMOND
Ne touchez pas à ces pistolets, Garlita !
CARMTA.
Ils sont chargés? Ne craignez rien. Je ne ferai pas d'imprudence.
RAYMOND
Ils ne sont pas chargés, mais, je vous en supplie, ne touchez pas à ces pistolets... Pardonnez-moi : il faut absolument que je vous quitte, (.a Gaston.) Je ne
puis supporter sa présence. Éloigne-la. Dis-lui tout
Il sort brusquement.
' GASTOX, A part.
Une jolie commission !
GARUTA.
Qu'est-ce que tout cela veut dire?
GASTON, ù madame Darcy.
Voulez-vous me permettre, madame, de dire deux mots à mademoiselle Darcy? Je suis chargé pour elle d'une mission secrète.