‹ Théâtre de familleChapitre 39 sur 104 · EPILOGUE · texte numérisé non relu

EPILOGUE

RAYMOND-, GASTON

Le ihéàlre doit présenter exactement le même aspect qu'au prologue; les meubles, les accessoires disposés de la même façon. Comme au prologue, Raymond est endormi dans un grand fauteuil, près d'une table sur laquelle brûle une bougie.

GASTON, entrant.

Raymond !... Ah çàl mais il dormira donc toujours, (n consulte sa montre.) Il est tcmps de lo révciUer. Raymond ! Raymond !

K A Y M 0 N D , toujours dormant.

J'obéirai.

GASTON

11 rêve, ma parole d'honneur... Raymond !

RAYMOND, ouvrant les yeux et le regardant d'un air effare.

Qu'est-ce encore ?

GASTON

Mon cher, il est neuf heures; les témoins vont arriver. Il est temps que tu me donnes tes [dernières instructions.

RAYMOND

Gomment, les témoins! Il est neuf heures : le duel n'a pas eu lieu ?

GASTON

Tu dors encore. Il est neuf heures, et j'attends les témoins de M. Darcy. Du reste, la situation s'est modifiée depuis hier. Je viens de recevoir un mot du i^ros Bévalan. Il paraît que la nuit a mis de l'eau dans leur vin. ils reconnaissent leurs torts. Nous sommes maîtres de la situation. Si tu veux te contenter de leurs regrets, l'affaire s'arrangera très-facilement.

RAYMOND

Je suis bien éveillé. Merci, mon Dieu !... Arrange tout, Gaston. Je ne puis pas me battre contre le frère de Garlila. Si tu savais quel horrible rêve je viens de faire!. .. Arrange tout.

Ma foi, tu as raison. Nous nous battrons à la fourchette, c'est plus gai. Je vais commander le déjeuner. Vive la joie etAmanda!

APRÈS LE DUKL 89

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