‹ Théâtre de familleChapitre 52 sur 104 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

MADAME DE VERNEUIL, HORACE

IIOKACE, sans voir madame de Verneail. j

Quel supplice!... Je ne sais comment faire, et je vou- \

(Irais vraiment... (ll .nperçoit madame de Verneuil.) YOUS ici,

madame! Je n'ose lever les yeux...

M.VDAMlï [)!•: VEUMiUlL. I

Et pourquoi donc? Au reste, je ne vous demande pas de ;

me regarder, mais de m'écouter. J'ai deux mots à vous 1

dire, très-sérieux. Mon ami, je ne vous adresserai aucun ]

reproche ; le cœur n'est pas soumis aux règles de la po- *

litesse , et je veux laisser au vôtre toute sa liberté. Mais ;

après les sentiments que je vous ai laissé entrevoir, il me ;

serait pénible, je l'avoue, de vous rencontrer ici. Je m'a- ;

dresse à votre délicatesse : vous devez me comprendre. :

Vous alliez partir, m'a-t-OQ dit, quand je suis arrivée. '

Partez, ne me revoyez jamais, à moins qu'un retour sin- i

cère et définitif ne vous ramène à moi. Je ne veux pas !

vous influencer. Je vous laisse ici. Réfléchissez à votre j

LliNDÉCIS lio

aise. Le premier train part à trois heures dix. A trois heures, tout sera dit entre nous pour toujours. Voici mon bouquet: je vous le donne. Emportez-le comme le souvenir d'une amie, d'une véritable amie que vous ne reverrez plus; ou rapportez-le à voire fiancée... Pas un mot. Je vous laisse.

EUo sort.

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