‹ Théâtre de familleChapitre 66 sur 104 · SCÈNE XII · texte numérisé non relu

SCÈNE XII

Les rRÉcÉDEMS, MADAME MARTIN.

.M AD A. ME DK SALDORF.

Ah! madame Marlia !... je vais enfin savoir...

LE RETOLK D'ULYSSE , 157

MADAME MARTIN

Je viens dire à ces dames qut; si elles veulent une cliambre de plus, le numéro 5 est à leur dispusition. Le voyageur qui l'occupait vient de partir.

MADAME DE SALDORF, vivement.

Quel voyageur?

MADAME MARTIN

Vous savez, cet original ([ui ce matin voulait absolument vous i)arlcr.

MADAME DE SALDORF.

Il est parti!... C'est impossible! il m'attendait.

MADAME MARTIN

11 est parti ; et ce n'est pas une grande perte poui l'hôtel. C'était LUI fou. Figurez-vous que tout à l'heure, je l'ai surpris là, derrière la porte, regardant par la serrure; et puis il s'est rais à genoux par terre, et il pleurait et sanglotait comme une Madeleine; ensuite il s'est relevé, et, bousculant tout le monde, il a demandé une voiture et il doit être parti.

MADAME DE SALDORK.

Parti..., quel malheur! Mais il no peut être bien loin encore.

MADAME MAKTIN.

Assurément. (Eiie regarde à la fenêtre.) Mais tenez, le voilà dans la cour, qui charge sa valise sur la voiture.

MADAME DE SALDOnF, très-vite.

Antoinette ! sans perdre une minute, cours, arrête la voiture ; mets-toi devant les chevaux et supplie ce voyageur de remonter. Dis-lui que j'ai un grand secret à lui apprendre, que je meurs d'anxiété. Cours et ne reviens qu'avec lui... Va ; tu sauras tout bientôt.

Antoinette sort en courant.

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