‹ Théâtre de fantaisieChapitre 47 sur 51 · SCÈNE IX Les Mêmes, DURAND · texte numérisé non relu

SCÈNE IX Les Mêmes, DURAND

DURAND

Voici les stalles... (^Apercevant madame Bellegarde et le général.) Encore ici I

ARTHUR, bas à Durand.

Pour le coup, tire-t-en comme tu pourras, et sauve qui peut !

Il sort.

LE GÉNÉRAL

Monsieur, vous voici enfin.

MADAME BELLEGARDE

Monsieur, je vous tiens !

LE GÉNÉRAL

Nous allons éclaircir la situation.

MADAME BELLEGARDE

Oui, il faut en finir.

LE GÉNÉRAL

Votre ami...

MADAME BELLEGARDE

Arthur...

LE GÉNÉRAL

Où est-il?

UN MARIAGK POSTIITMIO 239

MADAMK BKLLF.GARDK.

Je veux le voir.

LE GKNKRAL.

Il me faut son sang.

MADAME BELLEGARDE

Il a déshonore ma fille.

LE GÉNÉRAL

Madame, expliquons-nous...

MADAME BELLEGARDE

Oui, monsieur, clairement.

LE GÉNÉRAL

Chacun à son tour.

MADAME BELLEGARDE

Vous avez raison.

LE GÉNÉRAL

Laissez-moi donc parler.

MADAME BELLEGARDE

Taisez-vous donc un moment.

DURAND

Q uand vous aurez fini, je commencerai. Je suis notaire, monsieur, je fais des actes, madame; je reçois des dépôts d'argent; je donne des renseignements. Tous mes clients sont mes amis; je n'en ai pas d'autres. Arthur est mon client et il a deux cent mille francs.

Mais, ce matin, vous m'avez dit...

DURAND

Deux cent mille francs. |

MADAME BELLEGARDE

Mais ma fille...

DURAND

Deux cent mille francs. ^-'

LE GÉNÉRAL

Ce jeune homme...

DURAND. S

Deux cent mille francs. ^

MADAME BELLEGARDE

Elle en mourra^ monsieur! . -fl

DURAND. V

Deux cent mille francs, madame I

LE GÉNÉRAL

Je suis le gé...

A ce moment on entend une détonation dans la coulisse.

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