ANTOINE, FULGENCE, ALEXIS, VICTORINE
ANTOINE, entrant de droite avec Fulfrence, qui va droit au pupitre, et entend le dernier mot. il regarde sa fille.
De la gaieté? A la bonne heure, Victorine !
VICTORINE
Voyez donc, mon papa! voyez donc, Fulgence, la belle montre que monsieur Alexis vient de me donner. (Fuigence
tressaille.)
ANTOINE
On te gâte, on te rendra vaine. Vous avez tort, monsieur Vanderke.
ALEXIS
Ne me gronde pas. J'ai tant de plaisir à la voir rire et sauter! Allons, on nous attend tous quatre pour déjeuner en famille : venez-vous ?
VICTORINE
Oh! comme je vas faire rire madame, avec ma montre! Je la ferai sonner tous les quarts d'heure, toutes les minutes, jusqu'à ce qu'elle me dise : Victorine, tu me romps la tète.
ALEXIS
Veux-tu me donner le bras?
VICTORINE
Oui, oui ; mais je ne veux pas passer avant mon papa.
ANTOINE
Les dames passent toujours les premières!
VICTORINE
Je ne suis pas une dame; je ne veux pas passer avant mon père!
ANTOINE
Et si je ne veux pas passer avant monsieur Yanderke?
ALEXIS, naut.
Il n'y a qu'un moyen de s'arranger. Prends mon autre bras, mon cher Antoine, et nous passerons tous les trois... comme
nOUS pourrons ! [ils so.tcni en riant, par le fend.) SCÈNE N\
FDLGÉNCE, 5Cm, les s„w«nt
Cette gaieté avec lui, cette tristesse avec moi!... ces présents!... cette dot ! .. Ah ! le doute et la colère me rongent le cœur' il sort.)