‹ Théâtre de George SandChapitre 16 sur 142 · M. VANDERKE, ALEXIS VANDERKE · texte numérisé non relu

M. VANDERKE, ALEXIS VANDERKE

M. VANDERKE, entrait du fond à gauche avec quelque* papn n

Non, mon ami, je ne suis pas souffrant, et puisque votre sœur nous a priés de passer la matinée dans son appartement, c'est ici que vous me retrouverez.

ALEXIS

Si vous n'avez pas besoin de solitude pour quelque affaire qui vous tourmente...

M. VANDERKE

Oh ! dans notre état, il y a toujours quelque sujet d'inquiétude. La maison Harris et Morrisson me donne des craintes.

ALEXIS

Ces Américains à qui vous avez ouvert des crédits considérables?

M. VANDERKE

Oui! on me donne avis d'y prendre garde, et pourtant, il me répugne de fermer tout crédit à des gens honnêtes dont

ma méfiance pourrait bàtcr la ruine... Mais je ne sais pourquoi je vous parle de cela: ce sont des choses peu récréatives pour un jeune homme qui songe à ses plaisirs, et d'ailleurs, toutes les prévisions seraient ici de peu d'effet.... C'est une faiblesse que de se tourmenter d'avance des dangers qu'on ne peut détourner, et toute la sagesse humaine consiste peut-être à savoir attendre avec patience le mal et le bien... Allez achever votre repas, mon ami.

ALEXIS

Permettez-moi de rester avec vous, mon père; il est si rare que vous ayez une matinée de loisir, et je vous vois si peu!... C'est bien ma faute, après tout; je devrais vous aider dans vos travaux, partager vos soucis... et vous avez bien raison de me reprocher mes plaisirs.

M. VANDERKE

Je ne vous les reproche pas, mon ami, chaque âge a les siens. Je ne trouve pas mauvais que vous ayez envie de voir

PrtriS a madame Vanderko qui enire du fond a gaucbe), 0t VOtre mère

partage mon sentiment, elle qui sacrifie toujours sa propre satisfaction à la vôtre.

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