‹ Théâtre de George SandChapitre 20 sur 142 · VICTORINE, FULGENCE · texte numérisé non relu

VICTORINE, FULGENCE

FULGENCE

Tenez, écoutez, mademoiselle; vous avez une grande répugnance à prendre un parti... Et moi-même...

VICTORINE. avec élan.

Ah ! et vous aussi, n'est-ce pas?

FULG ENCE.

Moi . je vous cachais mes pensées, j'espérais les étouffer, me vaincre. Mais je souffre trop, et me contenir plus longtemps ce serait dissimuler avec vous. Je ne le veux pas, je ne le dois pas. Je vous aime, Victorine, certainement, je vous aime! ne prenez donc pas en mauvaise part ce que je vais vous dire.

VICTORINE

Dites donc vite !

FTJLG ENCE.

Je voudrais... Je ne voudrais pas, non certes, je ne voudrais pas renoncer à vous,... et cependant...

VICTORINE , attentive.

Cependant?...

FL LGENCE.

Cependant... je voudrais changer quelque chose aux rêves de votre avenir. Si j'étais un homme sans principes, j'aurais pu vous tromper, feindre de me soumettre à tout, et le lendemain du mariage vous dire : Yoilà ma volonté. Mais ce serait de la mauvaise foi , vous me haïriez, je le mériterais. Je veux donc vous le dire d'avance, et si cela vous parait inacceptable... eh bien, je me soumettrai, je souffrirai... je renoncerai au bonheur dont je m'étais flatté.

VICTORINE

Quelle serait donc votre volonté si nous étions mariés ?

FULG ENCE, ave

Ce serait de quitter cette maison, cette famille Vanderke...

ce pays, et d'aller vivre avec vous à l'étranger, ou à l'autre boul de la France.

VICTORINE. Tivecioni.

Oh ! cela, jamais... jamais!

FULGEXCE.

Voilà ce que je craignais, ce dont j'étais certain!... ce qui m'accable; mais j'aime mieux savoir à quoi m'en tenir.

VICTORINE

Oh! Et moi aussi!

ANTOINE ET M. VANDERKE, rontrant par le jardin;

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