‹ Théatre de GoetheChapitre 205 sur 382 · I.A MÈCE, avro une émotion extrême · texte numérisé non relu

I.A MÈCE, avro une émotion extrême

Je ne puis voir les esprits ! j'en mourrais !

LE COMTE, la flattant.

Prenez courage. Celte crainte même, celte humilité vous sied à ravir, et vous rend digne de paraître devant nos maîtres. Donnez-lui des encouragements, marquise.

La marquise parle tout bas avec sa nièce. LE MARQUIS,

. Ne puis-je aussi être témoin de celle merveille?

LE COMTE

Cela n'est pas certain. Vous êtes encore moins préparé que ces dames. Vous vous êtes, pendant tout le temps, abstenu de nos assemblées.

LE MARQUIS

Pardonnez-moi, j'élais occupé.

LE COMTE

A vous parer, occupation que vous devriez abandonner aux femmes.

LE MARQUIS

Vous êtes sévère !

LE COMTE

Pas si sévère; car je devrais exclure celui qui ne me donne pas d'espérance. Venez, venez; allons nous promener un quart d'heure; au moins faut-il que je vous examine et que je vous prépare. Adieu, mesdames, au revoir.

LA NIÈCE, arrêtant le comte.

Je vous supplie, je vous conjure!

Encore une fois, mon enfant, reposez-vous sur moi ; aucun danger ne vous menace, et vous trouverez les immortels disposés à la douceur, à la bienveillance. Marquise, donnez-lui une idée de nos réunions; instiuisez cette pure créature, Notre ami le chanoine n'aspire qu'à voir le Grand Cojdite, ce désir lui tient beaucoup au cœur; je suis convaincu que celte apparition fortifiera ses espérances. Il mérite d'être, con-

teiît, fl'ètre heureux, et quelle reconnaissance n'aura-t-il pni pour vous, lors([ue les es|Tits lui annonceront son bonheiu' par votre bouche 3 Adieu; venez, marquis...

LA NIECE, courant sur les pas du comte.

Monsieur le comte, monsieur le comte...

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