‹ Théatre de GoetheChapitre 206 sur 382 · LA MARQUISE, LA NIÈCE · texte numérisé non relu

LA MARQUISE, LA NIÈCE

«jOrsque le comte et le marquis sont i^ortis, la nièce demeure debout aa fond du théâtre dans l'attitude du désespoir.

LA MARQUISE, sur le devant de la scène, à paît.

Je comprends ce signe ; je te remercie, comte, de me re garder comme égale à toi. Le désir que tu as de mètre ufile ne doit pas tourner à ta ptrie. Il remarque depuis longtemps que je berce le chanoine avec l'espérance de gagner pour lui la princesse. Il ne soupçonne rieu de mon vaste plan, il croit tout cela concerté pour une simple duperie; il pense maintenant à m'être utile, parce qu'il a besoin de moi ; il me donuf la faculté de tromper comme je voudrai le chanoine au moyen de ma nièce, et je ne le puis faire sans fortifier la croyance qu'il a pour les esprits. Bien, comte! voilà comme les forts 4'esprit doivent s'entendre pour soumettre les faibles, les unbéciles. (Se retouruani.) Pelite nièce, où êtes-vous? que faites-vous?

Je suis perdue!

Elle avance d'un pas mal assuré vers sa tante, et s'arrête à moitié chemia. LA MARQUISE.

Remettez-vous, ma chèrs!

LA NIÈC@.

Je ne puis voir, je ne verrai pas les esprits.

LA MARQUISE

Chère enfant, laissez-moi ce soin. Je veux vous donner des conseils, vous t>ouluger.

LA NIÈCE

Point de conseil; point de secours; sauvez-moi! sauv. /

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