‹ Théatre de GoetheChapitre 220 sur 382 · LV. CHEVALIER · texte numérisé non relu

LV. CHEVALIER

Et vous, son ami de cœur, vous ne le tirez pas de son erreur?

LE COMTE

J'y travaille; mais cela est plus difficile que tu ne penses. La présomption d'un égoïste à demi éclairé l'élève, à ses yeux, bien au-dessus iles autres hommes. Croyant les surpasser, il ne fait plus d'efforts pour s'instruire, et donne précisément par là aux autres occasion de le surpasser, de le gouverner.

LE CHEVALIER

Vous ne devriez point avoir de repos jusqu'à ce que ses |eux fussent ouverts.

LE COMTE

Pour que tu apprennes à connaître combien cette tâche est difficile, il faut que tu m'aides à le ramener à la bonne voie.

LE CHEVALIER, après une pause.

11 serait donc vrai que je ne me sxns pas trompé à votre égard! depuis le temps que je te connais, j'ai donc trouvé toujours en toi le meilleur, le plus grand, le plus inconcevable des hommes ! Ma reconnaissance est sans bornes, ma joie reste muette dans cet embrassement.

Va maintenant, mon fils : dans la chambre voisine sont préparés les vêtements sous lesquels L'on doit se montrer au Grand Cophte. Si tous ceux qui veulent se présenler à lui en ce jour étaient purs comme toi, il éprouverait lui-même une grande joie de son apparition Tu verras de grands prodiges,

j22 le GRAISD COPIITE.

et tu les comprendras bientôt; bientôt tu apprendras toi-

Hième à les produire. Va, admire, ei laia-toi.

LE CHEVALIER

Je suis tout à toi pour loujouis,

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