‹ Théatre de GoetheChapitre 248 sur 382 · LA NIÈCE, LE CHANOLNE · texte numérisé non relu

LA NIÈCE, LE CHANOLNE

La nièce s'asseoit sous le berceau, et tient une rose dans sa main.

LE CHANOINE, qui entre eu scène par le fond du théâtre du côté opposf au berceau.

Celle tranquillité profonde m'annonce l'approche de moir bonheur. Je n entends aucun bruit dans ces jardins que la bonté du prince laisse ordinuiremenL ouverts à ions les promeneurs, et qui, dans les belles soirées, sont souvent visités par de malheureux amants rêvant solitairement à leurs peines, et plus souvent encore par maint heureux couple. Je te remercie flambeau céleste, d'avoir aujourd'hui voilé tes rayons! Vent impétueux, nuages menaçants, je suis ravi que vous épouvantiez ces sociélés légères qui se répandent souvent çà et là dans ces allées, remplissent ces bosquets de rires bruyants, et, sans jouir eux-mêmes, troublent les plus doux plaisirs des autres. Beaux arbres, que vous mesemblez grandis depuis ces quelques étés, que le triste bannissement m'a éloigné de vous! Je vous revois enfin, je vous revois plein les |)lus brillantes espérances, et les songes qui me berçiient. lutrefois sous vos jeunes ombrages sont maintenant réalisés, e suis le plus heureux de tous les mortels.

LA MARQUISE qui marche doucement vers lui.

Est-ce vous, chanoine? Approchez-vous, approchez- vous de votre bonheur. Regardez sous ce berceau.

LE CHANOINE

Ah! je suis au comble de la félicité! (La marquise se retire. Le chanoine court au berceau et se jette aux pieds de la nièce.) Adorable mortelle, femme sublime, laissez-moi tomber en extase à vos genoux ; laissez-moi exhaler sur cette main ma reconnaissance avec ma vie.

LA MÈCR,

Monsieur....,

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