‹ Théatre de GoetheChapitre 261 sur 382 · L-i donné · texte numérisé non relu

L-i donné

LE COMTE

le m'y soumets pour monirer ma longanimité; mais dans ■ u je me découvrirai. J'annonceiai de tels secrets à votre jiiuce, qu'il me fera ramener en triomphe, et c'est vous qui précéderez, à cheval, la voiture où le Grand Cophte sera glorieusement conduit.

LE COLO.NEL

Tout cela peut bien être; mais aujourd'hui il m'est impossible de vous accompagner. Partez.

ON SUISSE

Partez, a dit le colonel; et, si vous ne marchez pas, vous allez sentir nos hallebardes.

LE COMTE

Malheureux ! vous marcherez bientôt devant moi pour me faire honneur.

LES SDISSES, le frappant.

ÏLi veux donc avoir le dernier mot?

Les Suisses sortent avec le marquis, la marquise et le comte. LE COLONEL, à la nièce.

Et VOUS, un couvent de femme, situé à un quart d'heure de chemin, vous recevra ce soir même. Si vous avez l'intention sérieuse de vous séparer du monde, vous en trouverez l'occasion.

LA NIÈCE

C'est très-sérieusement que je l'ai dit. Aucune espérance ne m'attache plus à ce monde. (\u chevalier.) M.iisjedois iijouter, monsieur, que j'emporte avec moi, dans la solitude du cloître, ma première, ma seule passion... celle que j'ai ressentie pour vous.

LE CHEVALIER

Ah ! ne dites point cela; ne me punissez pas si cruelle-

Page 1