‹ Théatre de GoetheChapitre 28 sur 382 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

bien qu'il faut me laisser conduire comme un enfant. Je n'ai point appris à cacher mes pensées ni à rien olitenir par la ruse. Meilleur, oh ! malheur au mensonge! Il ne soulage jv le cœur comme une parole dite avec vérité : il ne nous console pas; il tourmente celui qui le forge en secret, et, semblable à un trait qui, détourné par un dieu, s'arrête impuis' sant, il se retourne et frappe celui qui le lança. Mille souci tiennent mon âme en suspens. La furie en courroux va peutêtre saisir de nouveau mon frère sur la partie du rivage qui n'est pas sacrée! Peut-être le découvrira-t-on! 11 me semble que j'entends des hommes armés s'approcher! — Oui, les voilà ! Un messager accourt de la part du roi. Mon cœur bat, mou âme se trouble à la vue de l'homme que je dois aborder avec delausses oaroles!

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