SCÈNE I
IPHIGÉNIE, seule.
Lorsque les dieux destiiient à un enfant de la terre une suite de souffrances, qu'ils lui préparent un passage tcrible de la joie à la douleur et de la douleur à la joie, alors ils font naîlre pour lui dans sa patrie ousurun rivage lointain un ami paisible, qui viendra à son secours dans les lieuiesde la peine. 0 dieux! bénissez notre P\lade dans toutes ses entreprises. Il a le bras du jeune homme dans le combat, et l'œil perçant du vieillard dans le conseil : car son âme est calme; elle conserve le saint et inépuisable trésor du repos, et il oflre avis et seconrs aux malheureux pour les tirer de l'abîme. Il m'a arrachée à mon frère, que je regardais toujours avec un nouvel étonnenient sans pouvoir contenir mon boidieur, et que je retenais dans mes bras sans songer au perd qui nous environne. Tous deux en ce moment, pour exécuter leur dessein, se dii igcnt ver.« la .Tier, oiî leur vais-eau caché dans une baie et leurs compagnons attendent leur M^iial. Ils m'ont suggéré les sages réponses que je dois fiire au roi, s'il envoie ici et commande plusimpéiieu-sement le sacrilice. Ah! je vuis