‹ Théatre de GoetheChapitre 287 sur 382 · SCÈNE VI BRÈMK, MARTIN · texte numérisé non relu

SCÈNE VI BRÈMK, MARTIN

BRÈME

Esl-cevous, compère Martin?

Oui, cher compère Brème, c'est moi. Je me suis levé tout doucement au coup de minuit, et me voici; mais, chemin faisant, j'ai entendu encore du bruit; il m'a semblé qu'on allait et qu'on venait; alors je luc suis piomené un peu dans le jardin, jusqu'à ce que tout fut tranquille. Dites-iiioi donc, quelle idée avez-vous, co.upèrc Brème, de nous réunir chez vous si avant dans la nuit; ne pourrions-nous pas le faire tout aussi bien de jour?

IMIÊÎIE.

Vous allez tout apprendre; ayez seulement patience jusqu'à ce que nous soyons tous réunis.

HAKTIN.

Qui est-ce donc qui. doit ciicore venir?

BRÈME

Tous nos bons amis, tous lesi^ens raisonnables. Outre vous, qui êtes le maire de l'endioit, viendront encore Pierre, le maire de Rosenhahn, et Albert, le maiie de Wiesengruben; j'espère aussi que Jacques viendra, à qui appartient ce joli lerr.iin franc; alors il y aura assez de gens ordonnés et raisonnables pour espérer déjà de faire quelque chose.

MARTIN

Coinpëre Brème, vous êtes un singulier homme : cela vous est tout un, nuit ou jour, jour ou nuit, été ou hiver.

BRÈME

C'est qu'à moins d'être ainsi, l'on ne fait rien de bien. Il m est aussi égal de veiller que de dormir. Après la bataille de Leutlien, nos hôpitaux se trouvaient dans un état bien misérable; mais, certes, il eût été plus miséiable encore, si Brème alors neùt pas été un jeune et vigoureux gaillard. 11 y avait beaucoup de blessés, beaucoup de malades et tous les chi-

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