‹ Théatre de GoetheChapitre 301 sur 382 · ACTE IL · texte numérisé non relu

ACTE IL

vous elle suivra votre exemple, elle se laissera mouler sur un type si aimable.

LOUISE

Vous me faites rougir, madame la comtesse. Je ne connais en moi de vertu que celle de n'avoir pas désespéré de mon sort; etnièniij celie-làn'en est plus une, mudame, depuis tout ce que vous avez fait pour Faméliorer. Vous laites encore davantage, maintenant que vous me rapprochez de vous. Depuis la mort de mon père et la ruine de ma famille, j'ai appris à me passer de bien des choses, mais non d'une société honnête et raisonnable.

LA COMTESSE

Vous devez beaucoup souffrir chez votre oncle, à cet égard.

LOUISE

C'est un brave homme; mais effectivement son imagination le rend quelquefois bieri sot, surtout depuis ces derniers temps, que chacun croit avoir le droit de parler des grands événements et de s'en mêler.

LA COMTESSE

Il a cela de commun avec bien d'autres.

LOUISE

J'ai souvent fait, à part moi, mes remarques là-dessus. Qui ne connaîtrait pas les hommes apprendrait aujourd'hui sans peine à les connaître; il y en a tant qui ne prennent part à la cause de la liberté, de répalité générale que pour obtenir une exception en leur faveur, en s'élevant au-dessus des autres !

LA COMTESSE

Vous n'auriez rien appris de plus quand vous m'auriez iccompagnée à Paris.

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