‹ Théatre de GoetheChapitre 322 sur 382 · LE BAI LU · texte numérisé non relu

LE BAI LU

Hé, hé! vous le chargez dès aujourd'hui, et vous mettez déjà de la poudre dans le bassinet. C'est bien iiardi! Un malheur est si vite nrrivé!

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482 LES RE\OLTÉS.

FRÉDÉRIQUE

Ah! c'est que j'aime être prête d'avance.

Elle lève le fusil, et le dirige comme par hasard contre lui. LE BAILLI.

Eh ! mademoiselle, gardez-vous de tenir jamais un fusil

chargé contre quelqu'un! le mal y peut trouver son compte.

FRÉliÉRIQUE, daiiï la même position.

Ecoutez, monsieur le bailli, il faut que je vous dise un mot à l'oreille. Vous êtes un infâme scélérat.

LE BAILLI

Quel langage, mademoiselle ! Otez ce fusil.

FRÉDÉRIQDE.

Ne bouge pas, infâme coquin! tiens, j'arme; tiens, je vise. Tu as volé un document.

LE BAILLI

Un document? Je n'ai connaissance d'aucun document.

FRÉDÉRIQDE.

Tiens, je vais tirer, tout est prêt. Si tu ne me rends tout de suite ce document, ou que tu ne me dises où il est et ce qu'il est devenu, je vais toucher du doigt cette petite pointe, et tu meurs sur la place.

LE BAILLI

Pour l'amour de Dieu!

FRÉDÉRIQDE.

OiJ est le document?

LE BAILLI

Je ne sais pas. Otez le fusil, vous pourriez, par méprise...

FRÉDÉRIQDE, de même.

Par méprise ou par ma volonté. '» es mort. Parle; où est le document?

LK BAILU.

Il est. . . enfermé.

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