‹ Théatre de GoetheChapitre 34 sur 382 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

d'oidoniier une pareille cérémonie. S'il deniande à voir l'étianiïcr (jue tourmente un cruel vertige, détoiiiue-ren, et dis-lui (|ue lu nous retiens tous deux rçuiermés dans ie (era- |)le. Donne-nous ainsi les moyens de fuir au plus vite en enlevant un trésor sacré à ce peuple sauvage, qui n'est [las digne de le posséder. Apollon nous envoie les meilleurs présages, et, avant que nous ayons rempli ks devoirs pieux (|u'il nous a imposés, il accomplit déjà sa divine promesse. Oreste est libre, guéri! — Avec lui, vents favorables, conduisez-nous au delà des mers vers l'ile entourée de rochers oià habile le dieu, et ensuite à Mycènes! Que cetle cité revive; que delà cendre du foyer éteint les dieux domestiques se relèvent avec joie, et qu'un l'eu brillant éclaire leurs demeures! C'est ta main, Iphigénie, qui doit avec une coupe d'or y répandre le premier encens. C'est toi (|ui vas ramener la santé et le bonheur sur ce seuil, cha.-ser la malédiction et orner de nouveau les liens des fleurs de la vie.

IPHIGÉNIE

Quand je t'entends, cher ami, alors, comme la fleur qui se tourne vers le soleil, mon âme, frappée du rayon de tes paroles, se tourne vers la douce consolation. (}u'ils sont délicieux, les discours rassurants d'un ami! Privé de cette force divine, celui qui est seul languit silencieusement; car la pensée et la ré^olution renfermées dans son cœur mûrissent chez lui lentement, tandis que la présence d'un ami les développe avec rapidité.

PYLADE

Adieu. Je vais tranquilliser nos amis, qui m'attendent dans la plus vive impatience. Je reviens ensuite piomptement, et^ caché dans un buisson parmi ces rochers, j'épie ton moindre signe. — A quoi réiléchis-tu? Tout à coup le nuage de la douleur a obscurci ton front si pur.

IPUIGÉ.ME.

Pardonne! Comme de légères vapeurs passent devant le soleil, ainsi de légers soucis, une vague inquiétude, passent devant mi)n àme.

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