ACTE II
fief ici : il esi vrai que mon père m'a défendu de m'en servir; mais qn'a-t-il (iéfendu? de découvrir le secret avant le temps, ;t il t'est déjfi connu. Tu n'appren Iras rien que tu ne saches déjà, et tu te l;iii;is pour l'amour de moi. Pourquoi hésiter? Allons, ouvrons; viens admirer avec moi l'éclat de ces présents.
LA MAÎTRESSE DE LA COUR
Arrête; pense à ce qui test défendu. Qui sait les motifs du duc pour te donner ces ordres prudenis?
EDGÉISIE.
Il m'a donné de sages conseils pour atteindre un certain but; mais ce but est vain, tu sais tout, lu m'aimes, tu es discrète et sûre. Fermons la porte, et ensuite nous examinerons ce secret entre nous.
Elle ferme la porte de la chambre, et court vers la cassette. LA MAÎTRESSE DE LA CODR, la retenant.
L'or et l'éclat des étoffes précieuses, le doux éclat de {>€rles, le feu des bijoux, tout cela doit rester caché : ils t'entraîneraient invinciblement loin du but.
EUGÉME,
Le bonheur qu'ils annoncent, voilà ce qui ravit, (eiic ouvr
la cassette, dont le couvercle est orné de glace=.) Quelle SUperbe drape
rie s'est déployée dès que ma main l'a [ouchée ! Et ces glaces! ne demaudent-elles pas à réfléchir la jeune fille et la parure tout ensemble?
LA MAÎTRESSE DE LA CODR
C'est la robe fatale de Creuse que la main déploie.
EDGÉNIE.
Comment une telle mélancolie peut-elle s'emparer de ton cœur? Pense aux léles les plus animées, à ime noce. Viens, donne-moi les parties de l'habillement l'une après l'autre; d'abord la robe de dessous. Comme l'éclat de l'iu-gent et celui des couleurs se marient bien enseinble et paraissent riches!
LA MAÎTBE^SE de la CODR, en attachant la robe d'Eugénie.
Lorsque les rayons de la Hiveur se voilent, cette parure pâlit tout à coup.
Un cœur sincère mérite cette faveui et la retient lors-