SCÈNE m
Les Précédents, LA MAITRESSE DE LA œUR.
LA MAÎTRESSE DE L COUR
La flotte va profiter du vent favorable ; les voiles s'enflent, to'it s'apprête. Ceux qui se séparent s'enjbrassent en pleurant et l'on voit plus d'un mouchoir blanc, des vaisseaux et du rivage, envoyer le dernier adieu. Notre navire aussi lèvera bieaiôt l'a;icre : viens, un salut d'adieu ne nous accom-
bj2 LA FILLE NATURELLE.
pagiiera pas; nous paitons >ans que pei soi me pleure notre dqiait.
LE CONSEILLER
Lesaiiiisqiie\ous laisserez ici vous pleureront avec une douleur nnièie et cteniiront les bras pour vous icti uir. Ce que vous déilaignezniaiiUfiinulscra demain peut-être nu bien perdu, digne (le \o< regrets. (\ Euj;énie.) Il y a peu d'insiaiits que, dans Miou ravissement, je te nommai la bienvenue; un dernier juiieu, un éternel a lieu va-t-il donc sceller notie séparation?
LA MAÎTRESSE DE LA COUR
Ai-je deviné le résultat de voire entretien?
LE CONSEILLER
'lu me vois prêt à former un indissoluble lien.
LA MAÎTRESSE DE LA CODR
Et comment reconnais-tu ime offre si généreuse?
EUGÉNIE
Par la plus piire reconnaissance de mon cœur ému.
LA MAÎTRESSE DE LA COOR
Mais sans désir d'accepter celte main?
LE CO.NSEILLER.
Elle ne demande qu'à vous secourir.
La chose la plus proche est souvent la moins saisissable.
LA MAÎTRESSE DE LA COUR
Bientôt, hélas! nous ne serons que trop loin de tout espoir àe salut.
LE COiSSEILLER.
As-tu songé à ce lerrible avenir?
EUGÉNIE
Même au dernier de tous, à la mort.
LA MAÎTRESSE DE LA COOR
Tu refuses donc la vie qu'on t'offre?
LE CONSEILLER
Et le^ joies d'une alliance qui pourra l'embellir?
EUGÉNIE
Non, plus de joie ! il n'en est plus pour moi.