‹ Théatre de GoetheChapitre 364 sur 382 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Les Précédents, LA MAITRESSE DE LA œUR.

LA MAÎTRESSE DE L COUR

La flotte va profiter du vent favorable ; les voiles s'enflent, to'it s'apprête. Ceux qui se séparent s'enjbrassent en pleurant et l'on voit plus d'un mouchoir blanc, des vaisseaux et du rivage, envoyer le dernier adieu. Notre navire aussi lèvera bieaiôt l'a;icre : viens, un salut d'adieu ne nous accom-

bj2 LA FILLE NATURELLE.

pagiiera pas; nous paitons >ans que pei soi me pleure notre dqiait.

LE CONSEILLER

Lesaiiiisqiie\ous laisserez ici vous pleureront avec une douleur nnièie et cteniiront les bras pour vous icti uir. Ce que vous déilaignezniaiiUfiinulscra demain peut-être nu bien perdu, digne (le \o< regrets. (\ Euj;énie.) Il y a peu d'insiaiits que, dans Miou ravissement, je te nommai la bienvenue; un dernier juiieu, un éternel a lieu va-t-il donc sceller notie séparation?

LA MAÎTRESSE DE LA COUR

Ai-je deviné le résultat de voire entretien?

LE CONSEILLER

'lu me vois prêt à former un indissoluble lien.

LA MAÎTRESSE DE LA CODR

Et comment reconnais-tu ime offre si généreuse?

EUGÉNIE

Par la plus piire reconnaissance de mon cœur ému.

LA MAÎTRESSE DE LA COOR

Mais sans désir d'accepter celte main?

LE CO.NSEILLER.

Elle ne demande qu'à vous secourir.

La chose la plus proche est souvent la moins saisissable.

LA MAÎTRESSE DE LA COUR

Bientôt, hélas! nous ne serons que trop loin de tout espoir àe salut.

LE COiSSEILLER.

As-tu songé à ce lerrible avenir?

EUGÉNIE

Même au dernier de tous, à la mort.

LA MAÎTRESSE DE LA COOR

Tu refuses donc la vie qu'on t'offre?

LE CONSEILLER

Et le^ joies d'une alliance qui pourra l'embellir?

EUGÉNIE

Non, plus de joie ! il n'en est plus pour moi.

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