ACTE IV. :.j
tourmenter de ses vains caprices, de ses ordres absolus , de foules ses ridicules fuutaisies? Qui peut sécher ses larmes? quelle loi, quel tribunal pt'ut atteindre le coupable? II triom» ^lie , et le dé>es|)oir conduit insensiblement au louibeau la patience qui se tait. Si la nécessité, bi loi, la coutume, donnèrent ;"i riioniine des droits aussi importants, c'est (ju'elles ^1^ coiiliaicnt en sa force et en son boniiéteté. Vénérable et chère élrani^ère, ce n'est pas la main d'un héros descendant d'un héros |ue je puis t oHiir, mais l'état assuré d'un citoyen indépendant. Si tu m'appartiens, qui pourra linquiéter? Tu seras toujoins, près de moi, défendue et protégée. Le roi te redemanderait, que je pourrais lui répondre que je suis ton époux.
EUGÉNIE
Pardonne. Ce que j'ai perdu se peint encore trop vivement à mes re^^ards. Homme magnanime . pense au peu (|ui me reste : eh bien! ce peu même, tu m'apprends à l'estimer encore; tu me rends, par tes sentiments, ma vie et mon être. En retour, je te donne toute ma vénération; comment la nonmier? reconnaissance, encbanteuTent, al'fection fraternelle? Je sens que je suis ton ouvrage; mais, hélas! je ne puis t'appartenir comme tu le désirerais.
LE CONSEILLER
Ainsi, par ce peu de paroles, tu repousses reepérance loin de toi, hélas ! et loin de moi ?
EUGÉNIE
On renonce aisément à une espérance impossible.