ACTE I
TODS.
Au grand Egmonl! Vive le grand Egmont! vivat! vivat!
JETTF.R.
Si on nous l'avait donné pour gouverneur au lieu de Marguerite de Parme.
SŒST.
Ne dis pas cela : le vrai reste vrai! Je ne permettrai point qu'on dise du mal de Marguerite, C'est à présent mon tour : Vive notre gracieuse princesse!
TOUS
Vivat!
SŒST.
C'est une vérité qu'il y a dans cette famille d'ev^^Hé^nfes femmes. Vive la gouvernante!
JETTER
Elle est sage et modérée dans tout ce qu'elle fait; mais elle est trop entichée des pi êtres. Enfin, c'est elle qui est cause que nous avons ces quatorze mitres de plus dans le pays. A quoi bo!i? N'est-il pas clair que la fin de tout cela est de pouvoir installer des étrangers aux bonnes places dont les chapitres ont disposé jusqu'ici? Et on veut nous laire croire que c'est dins l'inlérèt de la religion! A d'autres! nous avions assez de trois évèques : tout se passait convenablement et dans l'ordre. A présent chacun veut se donner l'air utile; de là mille chicanes à tout propos. Plus vous secouez la bouteille^ plus l'eau devient trouble.
Ils boivent.
SŒST.
C'était la volonté du roi. Elle n'y est pour rien et n'y peut rien changer.
Ils boivent.
JETTER
Voilà que nous ne pouvons plus chanter les nouveaux psatimes! mais des chansons obscènes, tant que nous voudrons. Et pounjuoi? Il y a là, disent-ils, des hérésies, des choses.. Dieu sait! quant à moi. j'en ai chanté, et, s'il y a du Qouveau là-dedans, J ^.voue que je n'y ai rien vu.