‹ Théatre de GoetheChapitre 89 sur 382 · CLAIRE, SA MÈRE · texte numérisé non relu

CLAIRE, SA MÈRE

LA MÈRE

Jamais je n'ai vu attachement pareil à celui de Brackenbourg. ii croyais que ces amours-là n'existaient que dans les romans.

CLAIRE, se promenant dans la cliambre, et fredonnant un air. Seule est heureuse L'âme qui peut aimer.

LA MÈRE

Il soupçonne ta liaison avec Egmont ; et je crois que si lu le traitais amicalement, si tu voulais, il t'épouserait encore.

CLAIRE, clianlant.

De joie Et de peine Avoir le cœur plein , Languir Et gémir

Dans le nuage obscur; jusqu'aux cieux ravie.

Dans la mort plongée; Seule est heureuse L'âme qui peut aimer.

LA MÈRE

Laisse là ton refraui.

CLAIRE

N'allez [)as en dire de mal ; c'est une chanson magique. Elle m'a servi déjà plus d'une lois à endormir un grand eniant.

LG.MONT.

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