ACTE I
a rencontré une mort certaine. Toi seule, par une douceur dont je me réjonissnis an fond de i'àme, ot où je croyais voir tantôt l'amour d'une tendre fille, tantôt le secret allaclieuient d'une fiancée, toi seule m'as enchaîné comme pai' des, liens magiques, et m'as fait oublier mon devoir. Tu avais bercé mes sens et je n'entendais plus les nnnmnres de nioii peu|)lc, Aujotu-d'lmi, il me reproche tout haut d'avoir al lire la mort prématurée de mon fils, et je ne veux pas in iter plus longtemps en faveur de toi la foule qui léclanie à grands cris le sacrifice.
IPHIGÉME.
Je n'ai jamais demandé ce cliaugenient eu faveur de moi. Celui-là comprend mal les di nx qui les croit avides de sang. 11 leur attribue sa propre cruauté. La déesse ne m'a-t-elle pas arraché eile-mèine au prêtre? Mon dévouement à son culte lui fut plus agréable que ma mort.
TUOAS.
Il ne nous convient pas d'expli(pier et de plier ce saint usage an giéde nos idées et de notre mobile raison. Fais ton devoir, je ferai le mien. Deux étrangers que nous avons trouvés cachés dans les rochers du rivage, et qui n'apportent ici rien d'iieureux, sont entre mes mains. Que ta déesse en recevant leur sang retrouve un juste et ancien sacrifice trop longtemps >uspendu ! Je vais les envoyer ici : tu sais quel est ton ministère.