DU TOME PREMIER
LA THEBAIDE
La première édition de la Thébaïde, qui est de 1664, est précédée d'une épître dédicaioire à Monseigneur le duc de Saint-Aignan, pair de France, qui n'a pas été reproduite dans les éditions suivantes.
Page I, ligne 6. Ils, et non elles, se trouve dans toutes les éditions contemporaines de Racine.
— 20. Daniel Heinsius avait publié à Leyde, en 161 i, une édition de Sénèque le Tragique.
— 26. Dans notre texte, il y a un point avant c'est à dire. Nous ne l'avons pas conservé, ne pensant pas, comme un éditeur moderne, que cette ponctuation « fait bien sentir le sens plus fort et plus détaché qu'avait dans l'origine cette locution ». Nous croyons qu'il n'y a là qu'une de ces négligences de ponctuation très fréquentes dans les impressions du XVIie siècle.
P. 5, vers i. Ce sont les Thébains, qui ont fait une sortie pendant que Jocaste dormait.
6, 21. Monslres, c'est-à-dire choses monstrueuses (sens du latin monstra)-
3o8 NOTES
P. 14, V. II. Cette phrase est embrouillée. Vun à l'autre contraire se rapporte-t-il aux deux frères, ou bien aux ordres qu'ils donneraient? Si c'est aux deux frères, la phrase est bien étrangement construite ; si c'est aux ordres, l'un est de trop . Aussi préférons-nous cette variante de l'édition de 1664 :
Vous les verriez toujours l'un à l'autre contraire Détruire aveuglément ce qu'auroit fait un frère,
quoique cette dernière construction ne soit pas bien régulière et échappe à l'anaiyse. Nous n'aurons pas l'outrecuidance de refaire les vers de Racine ; mais la véritable construction serait :
Et vous verriez toujours l'un à l'autre contraire Détruire aveuglément ce qu'auroit fait son frère,
et nous ne la donnons que pour mieux expliquer notre pensée .
17,8. Le cours d'une flamme est une expression singulière, mais à laquelle il n'existe pas de variante.
21, 28. Nous nous sommes écarté ici du texte de 1697, qui donne sa seur, pour imprimer la seur, qui se trouve dans les éditions de 1664 et de 1676. Sa saur est, en effet, inadmissible; c'est leur sœur qu'il aurait fallu, et que Racine a sans doute voulu éviter à cause de la dureté de la prononciation,
2 5, 10 Ministre s'employait alors quelquefois comme substantif féminin. On en trouvera un autre exemple dans Bajazet, acte IV, scène iv. C'est Roxane qui parle :
C'est moi qui , du sien ministre trop fidèle. Semble, depuis six mois, ne veiller que pour elle.
3o, 4. Ménecée, qui ne figure pas parmi les personnages de la pièce, est fils de Créon, comme Racine nous l'a, d'ailleurs, appris dans le premier acte.
53, 18. Le texte de 1697, et même celui de 1702,
NOTES 3o9
donne ici regardant, au lieu de regardent, ce qui n'esi qu'une faute copiée d'une édition sur l'autre.
P. 40. Les premiers vers prononcés par Créon dans la scène VI s'adressent à Antigone, qui vient de sortir.
47, V, 9. Quoique les éditions de 1697 et 1702 donnent mon fils, nous avons cru devoir imprimer mes fils, puisque c'est à ses deux fils que Jocaste s'adresse.
— 20. Il y aurait beaucoup à dire sur la construction de ce vers, qui serait, en tout cas, plus régulière et plus intelligible s'il y avait embrasser au lieu de s'embrasser.
49, 6. Met, et non mets, se trouve dans toutes les éditions contemporaines de Racine, On rencontre, du reste, de fréquents exemples de cette troisième personne, motivée par le qui, laquelle était beaucoup plus conforme à la logique grammaticale.
5 3, 24. Il y a bien voyons, et non voyions^ l'édition de 1687 donne seule voyions. Il arrivait encore assez fréquemment que, dans ce cas, on omît 1'/ qui marque le subjonctif.
54, 5. Vu est sans accord dans notre texte de 1697. Les éditions précédentes avaient donné vuSr
70, 9. Le vers nous force ici à imprimer locaste, au lieu de Jocaste.