ALEXANDRE LE GRAND
L'édition originale, de 1666, contient une épître au Roy et une première préface que ne reproduit pas l'édition de
Page 79, vers i 8. Les premières éditions, de 1 666 à i 687, donnent au travers, qu'on ne retrouve plus ensuite que dans l'édition de 1 760.
85, i5. On pense que ce vers fait allusion à Abdalo nyme, qu'Alexandre avait fait roi de Tyr.
3io NOTES
P. 85, V. 2 3. Les éditions posthumes de Racine ont imprimé : « l'un ou l'autre » .
91, 1 5. Il y a bien prêt de^ et non près de.
9?, 7. On ne sait ce que c'est que cette ville d'Omphis,
94, 12. Vu est bien imprimé sans accord.
— 14. Tout est mis au singulier dans toutes les édition:
anciennes.
97, 20. L'Inde est ici au masculin parce qu'il est mis pour V Indus.
110, 10. Dessus, satrape de Bactriane, qui avait enchaîné et assassiné Darius, fut envoyé au supplice par Alexandre.
II 5, 6. Ce vers est la traduction de la phrase relative à Alexandre qui se trouve dans le livre premier des Macchabées : Siluit terra in conspectu ejus.
118, 6. Au sujet de prêt de, voir la note de la page 91.
119, 9. Faisons encore remarquer ici que l'Inde est pour i Indus.
121, 19. Ne tient-il qu'à, employé ainsi impersonnellement, équivaut à : « N'y a-t-il qu'à »
140, 3. Toute entière est imprimé ainsi dans toutes les éditions contemporaines de Racine.
On remarquera que cette préface, qui a paru pour la première fois dans l'édition de 1676, n'a pas d'autre titre que ces mots : « Virgile, au troisième livre de l'Enéide. « Une autre préface, donnée par l'édition originale de 1668 et celle de 1673, commence par les mêmes vers, suivis du même premier alinéa • c'est la suite qui diffère.
Page 160, vers 8. Oreste était fils d'Agamemnon, frère de Ménélas, lequel était père d'Hermione.
NOTES 3iî
P. 162, V. 6. On craint qu'il n'essuyast paraît choquant, à cause de l'ellipse qui se trouve dans la phrase, dont la construction complète serait : « On craint que, s'il vivait, il n'essuvât. >•
!63. 21, On voit qu'on a imprimé allumé au lieu à'allumai à cause de la rime.
172, 24. A partir de l'édition de 1702, on a imprimé : « Qui vous a dit? » en supprimant le pronom /e,
173, 14. îllion est bien imprimé avec deux / dans notre texte, sans doute par l'entraînement du mot rébellion, qui termine le vers précédent.
181, 2-3. Surtout employé dans deux vers consécutifs est une négligence qui a échappé à Racine.
188. Scène vi. Au commencement de celte scène, Pyrrhus parle à Phœnix dans le fond du théâtre,
191, 2> Je sers, c'est-à-dire : je suis esclave.
197, 5. Craistre se trouve imprimé ainsi, à cause de la rime, dans toutes les éditions contemporaines de Racine. C'est, du reste, ainsi qu'on le prononçait.
200, 2-3. Nous avons suivi, pour ces deux vers, la ponctuation constamment indiquée dans les éditions contemporaines de Racine. On a cru, depuis, pouvoir mettre une virgule après ranger, et un deux-points après salaire, ce qui est, en effet, plus conforme aux règles de grammaire qui ont régi définitivement notre langue; mais, du temps de Racine, on ne se faisait pas encore scrupule d'abandonner le premier sujet de la phrase pour en donner un autre au verbe. Et d'ailleurs, dans les phrases de ce genre, la première partie n'est pas, à proprement parler, un sujet, mais bien plutôt un complément du régime qui se trouve placé avant le sujet, par réminiscence de la construction latine.
202, M. A cause de la rime, on a imprimé aimé au lieu d'aimai. Voir un cas analogue page i63.
— 28, Opprimer a ici le sens latin de surprendre, attaquer.
3i2 NOTES
P. 209, V. I. Quoique notre édition de 1697 et toutes les éditions contemporaines de Racine donnent un autre, nous n'avons vu là qu'une faute incessamment reproduite, et que nous n'avons pas cru devoir conserver,
— 8. Toutes les éditions anciennes donnent aux piez, tandis qu'il faudrait au pied, au singulier.
211, 1. On trouve dans l'ancien français plusieurs exemples de dissiper employé dans le sens que nous donnons à se dissiper.
214, i5. Nous avons rompu ici avec une ponctuation qui se trouve dans les édrtions anciennes, mais qui, suivant nous, présente une construction moins française. Elles donnent toutes le vers ainsi :
Pyrrhus m'a reconnu. Mais sans changer de face...
219, i5. Nous avons cru devoir mettre des points de suspension à la fin de ce vers, quoiqu'il n'y en ait pas dans les éditions contemporaines de Racine
Page 223. Cette préface est celle de l'édition de 1676, reproduite par les éditions suivantes. Une première préface avait paru en 1670.
2 3o, v. II. Domitius est le nom que porta Néron avant d'être adopté par Claude.
23 1, 4. Agrippine était petite-fille de Claudius Drusus Néron, et arrière-petite-fille de Tibérius Claudius Néron.
— 6. Caïus est le nom véritable de l'empereur connu sous le surnom de Caligula.
2 3 5, 29. Confidence veut dire ici confiance.
2 38, 14. Nicce, pris ici dans le sens général du laiin ntptis, veut dire descendante.
NOTES 3iî
P. 244, V. 14. I.a fin de ce vers s'adresse aux gardes.
254, 7. Captivez, c'est-à-dire tenus à l'écart^ tenus dans l'ombre.
259, 27. Toutes les éditions contemporaines de Racine portent à qui; ce n'est que depuis qu'on s'est avisé d'imprimer à quoi. S'attendre à quelqu'un s'employait dans le sens de compter sur quelqu'un. La Fontaine, dans l'Alouette et ses petits, a dit : « Ne t'attends qu'à toi-même. »
260. 14-17. On a beaucoup blâmé Racine de ce petit monologue de Narcisse, qui, en effet, est inutilement odieux, et qu'on dut quelquefois supprimer à la représentation, à cause de la répugnance qu'il inspirait aux spectateurs.
265, 21. Exclus, bien qu'au singulier, est imprimé avec un s. Jusque dans le courant du siècle suivant, on a écrit exclus et excluse.
268, I. Notre intelligence, c'est-à-dire : notre bonne entente
270, 16. Disputer, c'est-à-dire : disputer le terrain, résister.
272, 22. Conte est bien imprimé ainsi. D'ailleurs, au XVl'' siècle surtout, on écrivait indifféremment compte ou conte, qui sont le même mot, venant du latin tomputare.
276, 8. Dans les éditions postérieures, ce vers est précédé avec raison d'un jeu de scène : Aux Gardes, ou Aper- <evant Burrhus.
280, 3 2. Il faudrait, pour que la phrase fût complète « Je pous ai vu favoriser... » C'est ce qui avait engagé certains éditeurs à imprimer favorisés. Mais toutes les éditions contemporaines de Racine donnent favoriser, que nous avons conservé.
283, 27. Avant ce vers l'édition de 1670 donne le jeu de scène Burrhus rentre, qui aurait dij être maintenu.
204, 24. Comme dans le vers 32 de la pace 280, il faudrait ici l'adjonctio;! du pronom vous pour que la phrase fût complète.