THÉRÈSE, SUZANNE
Bonjour, Suzanne. Tu es surprise de me voir?
SUZANNE
Un peu.
THÉRÈSE
Tu es venue chez moi plusieurs fois sans me trouver... C'est que j'ai été très prise dans ces derniers temps... Tu m'en veux ?
Elle va pour embrasser Suzanne.
SUZ.VNNE, se détoui-nant.
Ail! non, n'est-ce pas?
THÉRÈSE
Pourquoi?
Tu oses le demander?... Ce n"est pas moi que tu venais voir, j'imagine. Et, quanta mon mari, tu le A'ois assez ailleurs. Alors, que fais-tu ici?
THÉRÈSE
Que veux-tu me dire ?
SUZANNE
Que je te hais, car tu es la maîtresse de mon mari.
THÉRÈSE
Moi?
SUZANNE
Ne te donne pas la peine de mentir. Je suis sûre. Jai fait ce qu'on fait pour savoir ces choses-là. J"ai espionné, j'ai surpris des lettres... Ce n'était pas difficile : vous vous êtes si peu défiés! Dis, te rappelles-tu,