‹ Théâtre de Jules Lemaître. - (volume 2)Chapitre 217 sur 228 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Mêmes, PRIAM, HECTOR, CLÉOPHILE.

PRIA M, il Hélène.

Il va mieux?

HÉLÈNE

Oui.

PRIAM

J'apporte une nouvelle, amis.

Paris s'est comporlé comme il l'avait promis : Je n'ai point, pour ma part, de reproche à lui faire Et suis même content de le voir hors d'affaire. Mais le peuple murmure, et non pas sans raison. Ils disent que ce duel, d'une ou d'autre façon. Aurait dû terminer ce siège interminable; Qu'on leur vient déjouer un tour abominable, Et que ça peut durer, à ce train désolant. Tant que la belle Hélène ait enfin le poil blanc, L'œil miteux, la dent noire et la peau plus ridée Qu'une pomme tlétrie ou qu'une outre vidée. C'est pourquoi nous allons, par des présents nouveaux, Supplier Zeus de mettre un terme à nos travaux; Et, le dieu consulté, nous saurons par son prêtre Quelles conditions nous impose le maître De la foudre et le roi de l'Olympe azuré.

HÉLÈNE

C'est pensé sagement, ô père vénéré.

Hector et Cléophile sont occupés autour de Paris. PRIAM, à mi-voix.

Ce que tu m'as promis, tu t'en souviens, j'espère"? Je t'attends au palais demain matin.

HÉLÈNE

Oui, père.

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