ACTE PREMIER
Il !•: H M A N N .
Mais cet héritage n"est [)as compromis, que je sache...
Et tenez... (On entend dehors crier : " Vive le prince Hermann ! ■■)
C'est le peuple qui vient de lire nu>n message.
WIL1IE[.MINE
Vous lui promettez tout, cela est facile. Mais que lui (lonuerez-vous demain ?
liE R.MANN, allant au balcon.
Merci, mes amis, merci. (A wiiheimine.) Mais venez donc, madame.
WII-HELMINE, faisant quelques pas vers le balcon, puis s'arrêtant.
Non, je ne dois pas. Cette ovation s'adresse à des idées qui ne sont pas les miennes. Il ne serait pas loyal de la détourner vers moi par surprise. Mais notre enfant, c'est autre chose... Hermann, montrez-leur votre fils!
LE PETIT CliniSTIAN.
Oh! oui, père!
Le leur montrer"? Pour quoi faire? Non, madame, ces choses-là ne sont pas bonnes pour les enfants.
Il lerme la fenêtre. Le petit Cliristian se met à pleurer. LA GOUVERNANTE, s'agenouillant devant l'enfant.
Monseigneur, un prince ne doit Jamais pleurer. Votre Altesse royale me fait un vrai chagrin.
\V I L H E L M I N E , douloureusement .
Emmenez-le.