ACTE DEUXIEME. U
G RM NI G.
Puisque vous ii"y pouvez rieiil... (Un silence) Qu'est-ce que c'est donc, monseigneur, que l'Aigle-Bleu?
OTTO
Qu'est-ce (jue ça vous fait?
GRUNIO.
Simple curiosité.
C'est l'ordre le plus ancien d'Alfanic, mon cher baron, un ordre réservé aux gentilshommes qui peuvent justifier de trente quartiers et, par exception, aux généraux vainqueurs, aux grands savants, aux hommes qui ont rendu au royaume quelque service éclatant, de ces services qui n'enrichissent pas ceux qui les rendent... L'x\.igle-Bleu? Peste! C'est mieux que la Toison d'Or... Et je vous préviens que c'est encore plus difficile à obtenir qu'une concession de mines ou de chemins de fer.
GRUNIG.
L'un n'empêche pas l'autre.
OTTO
Ainsi, voilà vos conditions?
GRUNIG.
Oh! monseigneur, ^'otre Altesse a des mots...
OTTO, se levant.
A quelle heure le premiei- train pour Paris?
Ce matin, à neuf heures. Le landau sera pi'rt.\'olre Altesse retourne à Marbourg?
OTTO
Cela me regarde, monsieur.
GRUNIG.
C'est que mon homme d'affaires sera à Marbourg dans une quinzaine... Je suis sûr que Votre Altesse et moi nous finirons par nous entendre et que Votre Altesse me conservera sa précieuse amitié... Qu'EUe me permette d'aller donner des ordres pour son départ.
Il sort.
OTTO, seul.
Salaud !
II s'affalo sur un fauteuil.