KATE, OTTO
Ils entrent par la droite en courant
Lùchez-moi, je vous dis, lâchez-moi ! (Appelant.) Graiidpère !
UTTU.
N'appelle pas si fort, il eiiLendrait.
KATE
Nous êtes farce...
OTTO
Et, s"il enlcndait, il se croirait obligé de venir, et s'il vouait... moi, je me tirerai toujours d'affaire, j'ai une histoire pour ces occasions-là... Mais toi, tu serais grondée...
KATE
Et battue...
OTTO
Et battue, (il la quitte et va à la fenêtre.) Heureusement, il est déjà loin, ton grand-père... (a part.) Je ne m'étais pas trompé... C'est bien elle. (A Kate) Oui est cette dame qui est avec lui?
KATE
C'est madame.
OTTU.
Madame qui?
KATE
Quand vous saurez qu'elle s'appelle la comtesse Le'ilof?
ir9
OTTO, montrant les fleurs.
Il paraît qu'elle attend quelqu'un ce soir
KATE
Vous êtes bien curieux.
OTTO
Et puis, ça m'est égal. (La rapprochant d'elle.) Tu te rappelles ce que je t'ai promis hier... (Tirant une boîte de sa poche.) Tiens.
KATE
Qu'est-ce que c'est que ça?
OTTO, l'ouvrant.
Regarde... Trouves-tu ça joli?
KATE
Sûr!
OTTO
Alors, garde-les.
KATE
Pas la peine, je ne pourrais pas les mettre.
OTTO
Pourquoi?
Dame ! Qu'est-ce que je dirais au vieux?
OTTO
Alors n'en parlons plus.
Il remet la boîto dans sa poche.
KATE
IS'en parlons plus... Et maintenant, faut vous en aller.
OTTO
Tout à l'heure, (il la prend par la taille et la palpe.) Non.
là, c'est vraiment dommage.