SCENE \I
Les Mêmes, puis MOELLMTZ, puis LE PETIT CHRISTIAN et SA GOUVERNANTE
LE ROI, à Wilhelmine.
Relevez-vous, madame. (Frappant sur un timbre. Un huissier paraît.)... Monsieur le grand chancelier... (Moeiinitz entre.) Faites ouvrir toutes les fenêtres et annoncez au peuple que la princesse de Marbourg est nommée par nous régente du royaume d'Alfanie pour notre petit-
fds le roi Christian X^TI. (Sai)prochant de Wilhelminc.)
^'ous avez tant fait pour défendre la couronne, madame, que je ne saurais sans doute la remettre en des mains plus résolues.
WII.UELMINE.
Sire, rien ne m"est plus, plus ne m'est rien, hormis cela. Je n'ai plus d'autre rôle en ce monde, que de conserver à mon fds ce qui a coûté si cher. (Elle va chercher
le petit Christian qui entre avec sa gouvernante.; Sire, bénisSCZ-
le.
Petit enfant, petit roi venu si tard, puisses-tu être moins troublé et plus heureux que ton père. (Une
rumeur hostile arrive du dehors, 'a AVilhelmine) Montrez- VOUS,
madame.
"\V ILH EL.M IN E. Elle va se montrer au balcon; les cris redoublent : on entend confusément : « A bas la régente! > Elle redescend.
Attendez! (Elle va prendre le petit Christian parla main.)
Viens, mon chéri.